Surélévation d’immeuble

Surélévation d'immeuble

Surélévation immeuble

A l’heure où les grandes métropoles manquent cruellement de surfaces foncières pour entreprendre de vastes projets immobiliers et répondre à une demande toujours grandissante de logements, la surélévation d’immeuble semble être LA solution pour pallier à la pénurie d’habitations. Amplificateur de ce phénomène : la loi ALUR. En supprimant certaines contraintes juridiques, elle encourage depuis quelques années la réalisation de projets, individuels ou collectifs, qui visent à agrandir la surface habitable d’un foncier existant. Focus sur l’extension verticale, une pratique en vogue qui va sans nul doute bouleverser notre paysage urbain et le marché de l’immobilier dans les années à venir.

Immeuble surélevé

Les années 60 marquent plus particulièrement le fiasco de cette politique citadine où de nombreuses barres d’immeubles s’érigent et s’étalent partout en ville mais aussi en périphérie, le tout dans le plus grand désordre. Pollution du paysage urbain, tours souvent enclavées entre bitume et béton, elles composent aujourd’hui ces quartiers, devenus de véritables ghettos urbains, progressivement réhabilités pour essayer de sauver ce qui peut encore l’être.
Il faudra attendre 2014 pour que les directives gouvernementales assouplissent les règles relatives au plan local d’urbanisation (PLU) et tenter de pallier à cette dérive.
La densification urbaine se poursuit mais le COS est définitivement supprimé. Les m2 constructibles ne sont plus calculés par rapport à l’emprise au sol ; l’enjeu est donc bien de conserver le bâti existant en le modifiant verticalement dans un souci de limiter son étalement.
Levier fiscal, urbanistique et juridique, la rénovation des toitures se révèle être un moyen efficace de rentabiliser et valoriser son patrimoine immobilier, la surélévation est donc promise à un bel avenir.

Si ce procédé est ultra tendance, il n’a pourtant rien de nouveau. Les premières surélévations sont apparues au début du XVII ème siècle dans des villes où le marché était déjà particulièrement tendu (notamment Paris) : le constat est alors sans appel, surélever revient moins cher que démolir pour reconstruire.
A partir de la seconde moitié du 20 ème siècle ce type de construction va considérablement ralentir pour laisser place à une politique d’urbanisme en opposition à celle de la première moitié du siècle, on démolit pour reconstruire. Les bâtiments existants sont rasés pour repenser des immeubles plus neufs, plus modernes et plus hauts, avec dès 1958, une mise en application du COS (Coefficients d’Occupation des Sols) qui favorisera le déploiement des constructions en restreignant les poumons verts des villes.

Appartement surélevé